Electropixel 12 – Paris – exposition – Collectif Irrationnel

Du 22 septembre au 2 octobre 2022

Plateforme Paris
Vernissage le jeudi 22 septembre à 18h30 Visite de l’exposition le vendredi 23, samedi 24 et dimanche 25, mercredi 28, jeudi 29, vendredi 30 et samedi 1er octobre de 15h à 19h 


Avec les artistes:
Romaric Sobac, Leandro barzabal, Charalambia Englezou, Solar Return, Horspiel Machine, Jenny Pickett, Julien Ottavi, Ben Owen, Nikki Lindt, Seth Cluett, Heidi Neilson, Amble Skuse, Gaël Segalen, Marinos Koutsomichalis, Dinah Bird, Jean-Philippe Renoult 

—————

Romaric Sobac

Performeur affilié au Non-jazz depuis 2007.
Instruments favoris : piano droit, cornet de Saint Nazaire, balles de tennis.
Joue actuellement dans Suicide Motorhead (avec Paul Laurent & friends) et Le nouveau défi des Ovnis (avec Victor Michaud et François Cazaux), Friponnes de porc, Straub Mocky et d’autres formations à effectif variable. Son travail plastique prend forme dans le détournement d’objets du quotidien dans un chaos dadaïste percutant et décalé.

Leandro barzabal

Leandro travaille depuis 2001 en tant qu’autodidacte dans le domaine de la musique expérimentale, de l’improvisation et des arts performatifs et notamment autour de l’instrument emblématique du rock : la guitare électrique. A travers elle, qui est soumise à diverses contraintes, il travaille sur la rupture de l’instrument tout en produisant une succession esthétique de sons. Il développe des expériences physico-musicales.
Il se sert de l’espace et des objets environnants pour composer avec le réel et s’attache à construire ses propres instruments.
Depuis juin 2018, il est basé à Paris où il est impliqué dans la scène expérimentale, ayant joué dans les espaces suivants : Le Wonder artist-run space, Garage MU, Glassbox Paris, Les Instants Chavirés, le cycle Le Non-Jazz, CAPC Musée d’Art Contemporain Bordeaux, Musée des Beaux-Arts de Lyon, le festival Un Été au Havre, le Festival Autistic Campaign (Rouen), Festival Bruitisme (Bourges), Festival Brigade Rouge Poésie Noire (Paris), Festival Inact (Strasbourg), Festival Décadance (Vanves), etc.
En 2021 il a fondé le studio GRM Parallèle (Asnières-sur-Seine) dédié à la construction d’instruments musicaux, au soutien de musicien.ne.s souhaitant développer des projets électroniques DIY et à la recherche sonore.


Charalambia Englezou

Charalambia Englezou est une designer et artiste basée à Chypre avec une formation en multimédia et en arts graphiques. Ses intérêts tournent autour de l’écologie et de la nature qu’elle explore dans le contexte de l’art. Plus précisément, la fusion de la technologie et de la nature et la relation entre l’homme et l’écologie. Elle a également un vif intérêt pour les produits tangibles et le bricolage utilisant des technologies de fabrication modernes pour la création de designs uniques.


Julien Ottavi

Il développe un travail de recherche et de création croisant, musique, art sonore, poésie sonore, nouvelles technologies, construction de dispositifs électroniques et performance physique. Artiste impliqué dans le mouvement du libre, il agence son approche musicale à partir d’outils de composition et de lutherie open source et copyleft. Sa pratique d’écriture musicale se décline autour de performance machininique avec la mise en place de système de composition programmatique où le programme informatique devient la partition. Il est autant interprète du répertoire de ces cinquante dernières années (John Cage, Cornelius Cardew, Earle Brown, James Tenney…) que compositeur dans le sens de création de nouvelle musique (percussion, musique mixte, électronique, électroacoustique, noise, poésie sonore, musique générative, machine aléatoire, programmé, télématique…) et écriture graphique.
De même à travers le corps toujours au centre à la fois comme animalité, ou comme être à soi et aux autres, mettant en action de nombreuses performances sur le devenir du corps, le corps mutant, le corps et la voix, le corps urbain…etc pouvant osciller entre situation urbaine ou contexte de workshop. Mouvement d’aller et retour dans l’écriture, le texte et le langage ont aussi une grande importance dans sa pratique, expérimentation théorique et poétique, de la page au dire, il a écrit plusieurs textes autour des pratiques sonores, art et mouvement du libre mais aussi sur le hacking, la dérive et la perte du langage. Au-delà des médiums et des catégories, l’activation et la mise en abîme d’énergies, de concepts et de forces par l’expérience est une des ses manières de pratiquer la création dans ses réalités matérielles, sociales, sensorielles, sensibles et conceptuelles.

Jenny Pickett

Jenny Pickett réalise des œuvres collectives, à la fois dans la musique contemporaine, les arts visuels, numériques et sonores. Elle crée des installations in situ ainsi que des sculptures sonores et des performances à partir d’enregistrements qu’elle réalise sur place pour inviter à reconsidérer les impressions que nous avons de notre environnement. Développe une approche artistique singulière utilisant la vidéo interactive, sonore, l’installation et la sculpture, à partir d’outils open source, ainsi que du code et de l’électronique DIY (« do it yourself ») en combinaison avec des objets trouvés et autres bricolages.
Pickett est membre du collectif d’artistes et elle enseigne actuellement l’art et les techniques de représentation à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes (ensa). Elle est également doctorante au Media art and Design Lab de l’Université de technologie de Chypre. Sa thèse est: “Le faire avec d’autres (DIWO) : méthodologies pour une production artistique et pédagogique“

Solar Return

Les artistes franco-anglais Jenny Pickett et Julien Ottavi créent Solar Return en 2009. Prenant les phénomènes électromagnétiques comme point de départ de leurs créations sonores. Ils ont produit diverses partitions pour des synthés audio doubles/oscillateurs/électroniques de bricolage, etc. qui reflètent des modèles et des événements électromagnétiques tels que des éruptions solaires et des mâts de téléphonie mobile dans les centres-villes, des environnements sonores cachés ainsi que le monde audio insondable des appareils de cuisine. À travers leurs performances, le duo pénètre profondément dans le monde de la fréquence, de la statique et du son en tant qu’expérience physique, où ils mélangent des enregistrements environnementaux du cosmos aux pylônes en passant par les centrales nucléaires avec de l’électronique en direct et diverses antennes comme instruments. Jenny Pickett a été la première à se produire en direct en utilisant l’énorme antenne VLF comme instrument avec sa performance Cosmic Power Lines à la HAB Galerie / Musée des Beaux-Arts de Nantes en 2013 puis avec Solar Return jouant l’espace physique, le public et le l’architecture du lieu par un mouvement.
The Horspiel Machine avec les artistes sonores :
Ben Owen, Nikki Lindt, Seth Cluett, Heidi Neilson, Amble Skuse, Gaël Segalen, Jenny Pickett & Julien Ottavi, Marinos Koutsomichalis, Dinah Bird & Jean-Philippe RenoultLors d’Electropixel 12, onze artistes du monde entier proposent une pièce sonore pour alimenter la Horspiel Machine.
“Les premiers exemples d’utilisation du médium radio pour produire de l’art se trouvent dans le Hörspiel allemand (pièce radiophonique), une forme de théâtre radiophonique qui mêle documentaire, paysage sonore et musique électroacoustique avec des techniques de montage sonore. L’un des premiers exemples a été le 24 octobre 1924, lorsque la radio de Francfort a diffusé ‘Zauberei auf dem Sender : Versuch einer Rundfunkgroteske” [Enchantement on the Air : Tentative de radio grotesque] écrit et produit par le directeur artistique Hans Flesch. Dans cette pièce radiophonique expérimentale, un l’émission est interrompue par un sorcier qui sème le chaos dans le studio afin d’hypnotiser les auditeurs avec des illusions sonores.” (John Barbier)

—————-

Evénements en lien avec l’exposition : Soirée Electropixel 12 à Mains d’Oeuvres à St Ouen le 23 et le 24 septembre.
https://fb.me/e/2DyZzhl2Y
https://fb.me/e/1P1ko4usO


—————-


Electropixel Festival #12 – “Collectif Irrationnel”
Pour cette nouvelle édition du festival Electropixel, nous envisageons d’approfondir la relation au collectif et à la création partagée à travers un réseau d’échanges internationaux. Le festival continue à imaginer et à penser les nouvelles modalités de créations artistiques pendant la pandémie et notamment la désagrégation de l’idée de commun et de partage.Il nous faut Trouver des liens dans la création, de nouvelles façons d’explorer les nouvelles écritures ensemble plutôt que d’être isolés, confinés, séparés. Comment construire des créations qui représentent des collectifs multiples et délocalisés.

Les Festival Electropixel
Festival des cultures numériques émergentes et pratiques électroniques libres, Electropixel s’inscrit dans un réseau international de festivals d’arts électroniques. Le festival ouvre un espace singulier permettant la rencontre d’artistes (audiovisuels, musiciens, plasticiens, intermedia, performeurs, etc.), théoriciens, programmeurs, bidouilleurs, et inventeurs de tous bords et des fabriques du quotidien.