Soirée Digital Antidote – Mercredi 15 novembre

 Micro mouvement, sonorité alchimique et médecine sonore
Des temps forts pour découvrir des artistes hors du commun et soigner vos crises numériques.

 

Eliane Radigue – Occam VIII (2013) interprété par Deborah Walker

De 1967 à 2000, Éliane Radigue a composé une vingtaine d’œuvres de musique électronique. Pionnière méconnue, sa pratique de l’art sonore, qu’elle pratique avec obsession – et parfois très loin des sentiers balisés part Pierre Henry et Pierre Schaeffer – depuis plus de 50 ans, développe de longs déploiements de fréquences électroniques sculptées. Ces « bourdons » ou « drones » composés sur synthétiseur (le système modulaire ARP 2500), elle les superpose et les polit à la milliseconde près, puis les structure à l’aide d’un simple chronomètre, dans le but avoué d’influencer le corps et l’esprit de l’auditeur, de précipiter un autre temps particulier dans l’espace du temps normal.

Depuis 2001,  Éliane Radigue a abandonné la composition sur synthétiseur analogique, pour se consacrer à un travail instrumental qui prolonge sans rupture esthétique son œuvre électronique. Pour la compositrice, qui a toujours travaillé seule, l’étroite collaboration avec les interprètes durant le processus de composition est une révélation.

Deborah Walker, violoncelliste, interprétera Occam VIII (2013) d’Eliane Radigue, une pionnière française de la musique électronique, qui se concentre désormais sur les œuvres pour instruments acoustiques. Son récent projet Occam Ocean comprend différentes compositions du solo au grand ensemble.

“L’idée de cette pièce a d’abord été inspirée par une grande peinture murale que j’ai vue par hasard en 1973, au Museum of Natural History de Los Angeles. Elle montrait  le “spectre des ondes électromagnétiques” se déplaçant de la plus grande à la plus petite des longueurs d’onde mesurables connues. Sur ce large spectre, il y a une toute petite zone d’un peu moins de 100 Hz à un peu plus de 10 KHz que les oreilles de certaines espèces qui peuplent la planète Terre ont transformées en “sons”. Plus tard, j’ai découvert des parallèles intéressants avec plusieurs de mes réflexions sur Guillaume d’Ockham et son célèbre traité “Ockham’s Razor”. Exprimé le plus succinctement dans ses propres mots, “Le plus simple, le meilleur”, il a été adapté et utilisé par de nombreux artistes / créateurs.
Enfin, le lointain souvenir d’une histoire de science-fiction que j’avais lu sur l’existence d’un océan mythique. Seul le titre est resté gravé dans ma mémoire, “Occam’s razor”, ce qui explique l’origine de l’orthographe que j’ai choisie. Il semble en effet que l’Océan avec ses multiples ondes nous permettent d’être symboliquement en contact avec un spectre assez large d’ondulations vibrantes, s’étendant de grandes houles en eau profonde à des ondelettes étincelantes par une belle journée d’été. Ceci explique la «structure» globale du projet. »Eliane Radigue

Rona Geffen – The Sound Is The Scenery

“Le son est la médecine du futur” (Edgar Cayce)

The Sound Is The Scenery (TSITS) est une composition spatiale mathématique géométrique incorporant des fréquences planétaires produites par des diapasons et des chimes, instruments utilisés dans la pratique de la guérison par le son, ainsi que des outils de guérison sonores traditionnels tels que les percussions et la voix humaine. Cette composition combine des symboles et des archétypes de différentes cultures et pratiques avec des sons dans des rapports mathématiques distincts et le positionnement géométrique pour créer une harmonie de l’évolution en dehors et une connexion personnelle-communautaire et une synchronisation visant à assurer l’autonomisation ainsi que l’expansion de la conscience.

 

20h30 – 5€ – Plateforme Intermédia, La Fabrique

Billetterie 

 

NEAR III – Digital Antidote

Avec le soutien du Dicream -CNC